Expo en cours: CANTERO dépeindre

Serge CANTERO  dépeindre

Exposition du 13 octobre 2017 au 10 février 2018

Vendredi 13 octobre, dès 17h30, Vernissage de l’exposition en présence de l’artiste

Dimanche 3 décembre 2017, de10 h à 16 h, Brunch, ouvert à tous, gratuit

Mardi 16 janvier 2018, à 18h30, Lecture d’extraits de Le Dit des Egarés, par l’auteur Serge Cantero

 

 

 

 

 

 

Galerie HumuS
Rue des Terreaux 18 bis
1003 Lausanne

Tél. 021 323 21 70
hum.fil@sunrise.com

 

Ouverture :
mercredi à vendredi: 12-19 h
samedi : 12-18 h

 

 

Un livre est édité pour l’expositionpeindre

Entretien avec Michel Thévoz, textes de Françoise Jaunin et Miguel del Vallefrío.

Format 19 x 26 cm, Frs 19 .–

Françoise Jaunin :

« Serge Cantero raconte le monde et ses semblables tantôt sur leur versant le plus burlesque et cauchemardesque, et tantôt sur le fil du rasoir des apparences presque lisses derrière lesquelles couvent le malaise et l’intranquillité. L’inquiétude s’y infiltre d’autant plus insidieusement qu’elle emprunte les habits de la normalité… ou presque. Avec juste un léger décalage indéfinissable, mais qui sème le trouble et l’effroi. À d’autres moments en revanche, le peintre semble presque s’acharner sur ses personnages qu’il triture et met à mal avec le détachement clinique d’un entomologiste épinglant ses sujets. C’est donc entre un tragique jubilatoire et un inconfort grinçant qu’il trace son chemin de conteur macabre et de fabuliste faussement naïf, passant abruptement de l’étrange au grotesque, de l’absurde à l’affreux ou de la tendresse à la dérision. »

Michel Thévoz :

« La première chose qui me frappe dans ta peinture, c’est le dysfonctionnement. Cela dit comme un éloge ! Rien de plus emmerdant qu’une beauté canonique, un couple fusionnel, une musique harmonieuse, un consensus politique, etc. Il n’y a d’intéressant, de stimulant, d’excitant dans la réalité que ce qui cloche. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que, dans ta peinture, il y a du jeu, comme dans une machine qui se déglingue. Les perspectives, les proportions, les figures, c’est la désorganisation permanente ! »

Miguel del Vallefrío :

« Dans sa peinture Sergio ne fait pas de composition. Il ne compose pas la réalité, mais la décompose, la transpose, l’oppose, la juxtapose, la superpose. Le réel est dépecé. L’évidence est disloquée. L’avéré se retrouve avarié. Car Cantero est volontiers profanateur pour bousculer les codes de l’esthétique et pour boucher les canons de la beauté.»